Stan Maslard jette l’éponge

"Trop, c'est trop!" Stan Maslard, la mort dans l'âme, décide ce matin d'abandonner la Mini Transat 6,50. En arrêt technique à Puerto Calero, sur l'île canarienne de Lanzarote depuis lundi soir, le skipper deGroupe Sefico s'acharne à remettre en état  son plan Lombard N°850 malmené par des alizés puissants et une mer très creusée depuis le départ de Sada. L'allongement de la liste des menues avaries à gérer, la fragilité de certains postes cruciaux du bord comme le pilote automatique et la recharge de ses batteries, ajoutées à l'évanouissement de tout espoir de retrouver la compétition avec une tête de course désormais pointée à plus de 650 milles de Puerto Calero, ont eu raison des velléités de nouveau départ du skipper havrais.

20131029_minitransat_036"C'est une décision terrible à prendre, et je me sens écrasé par un sentiment d'échec, mais la multiplication des épreuves depuis le vrai-faux départ de Douarnenez, la course contre la montre pour rejoindre Sada, la plongée traumatisante sous le bateau pour couper un bout pris dans le safran… tout cela pour un éventuel et inutile convoyage jusqu'en Guadeloupe, me pousse, avec l'accord très amical et compréhensif de mes partenaires, à arrêter les frais et à abandonner cette drôle de Mini Transat 6,50."

"Traverser l'Atlantique en solo, je l'ai déjà fait, et je n'ai pas à me le démontrer. C'est le sport et la compétition qui m'intéresse, et en l'était actuel des choses, repartir n'aurait aucune signification sportive. Ce serait en revanche prendre de nouveaux risques, avec un pilote peu fiable, et des problèmes de ressources énergétiques synonymes très probablement de grosses galères à venir. J'en ai eu ma part. Je tourne la page."
Stan Maslard souhaite à présent dépasser cette énorme déception, envisager le rapatriement du bateau, et avec le soutien de ses partenaires, rebondir pour de nouveaux projets et de nouveaux objectifs…."

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