La poisse…

Stan Maslard et les 83 concurrents de la Mini Transat Douarnenez-Lanzarote-Pointe à Pître se sont enfin, après un long report de 16 jours, élancés ce matin à 9 heures 19. Peu après le départ, Stan Maslard  déplorait l'arrachement de la fixation du vérin hydraulique de son pilote automatique. Il  décidait alors de rebrousser chemin et de procéder à une stratification expresse de cette pièce de navigation essentielle. Il reprenait sa course peu après 13 heures 45, bien décidé à réintégrer rapidement le peloton. 



1392937_567013163371411_762725376_nTrois petites heures plus tard, le destin s'acharnait de nouveau sur le skipper de Groupe Sefico quand le lashing, la fixation en textile de son hauban tribord, ce câble vertical qui maintient avec l'aide des barres de flèche le mât latéralement, se rompait. Le mât, tendu sur un seul bord se cabrait, et c'est en empannant immédiatement que Stan parvenait à éviter le démâtage. En bon marin, il sécurisait son bateau, et rentrait à Tréboul, qu'il atteignait vers 19 heures.



C'est un Stan Maslard très abattu qui mettait pied à terre.
Avec la nuit tombante, Stan décidait sagement de s'accorder une nuit de réflexion, tandis que la légendaire solidarité des gens de mer s'organisait. Deux membres de l'équipe "Coup de Vent" d'Arnaud Boissières quittaient les Sables d'Olonne. Ils aideront Stan à inspecter demain à la première heure le mât, afin de s'assurer que l'espar tout carbone n'a pas souffert lors de la rupture du lashing. Il faudra pour cela démâter, puis repositionner l'espar en reconstruisant le lien textile entre la cadène et le haubans.



Le règlement de course autorise un arrêt technique de 36 heures. Stan va mettre la nuit qui s'avance à profit pour tenter d'évacuer sa déception et son abattement, avant d'envisager, en fonction du diagnostic du mât, et des conditions météo à venir, un éventuel troisième départ vers Lanzarote, avec en tête l'envie de sauver sa transat en brillant lors de la seconde étape Lanzarote-Pointe-à-Pitre.

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