Stan fourbit ses armes

Qualification pour la prochaine Mini Transat (départ de Douarnenez le 13 octobre prochain) en poche, Stan Maslard poursuit avec assiduité le programme de mise au point de son Proto Groupe Sefico. Disputées sans la moindre préparation dès la sortie de chantier de son plan Lombard, les courses qualificatives d'avant saison ont apporté leurs lots de confirmations et d'interrogations. Assuré de participer à son grand objectif de l'année, Stan prend à présent le temps d'analyser à froid les sensations perçues en mer, et de peaufiner en chantier la montée en puissance de sa préparation technique. Groupe Sefico subit ainsi en cette fin août un check up complet en son chantier "Coup de vent" des Sables d'Olonne qui l'a vu naître l'hiver dernier. Le retour à l'élément liquide est prévu pour début septembre. Restera alors à naviguer, naviguer et encore naviguer, avant de rejoindre fin septembre Douarnenez et la zone de départ de la Mini 2013.

SH132766"Je viens de m'accorder quelques jours de repos, sur l'eau du côté des Glénans". En vacances, l'eau, la mer et les bateaux ne sont jamais très éloignés du quotidien de Stan Maslard. Le navigateur havrais vient de vivre un début d'année 2013 à 200 à l'heure. Construction de son Proto 6,50 de ses propres mains, avec le soutien actif et efficace du chantier "Coup de vent" cher à Arnaud Boissière. Sans transition, Stan a procédé à la mise à l'eau, et enchainé pas moins de 4 courses officielles de la Class Mini, afin d'accumuler les 1 000 milles de navigation en solitaire nécessaires à l'octroi de sa qualification pour prendre part à la Mini 6,50. Il tire aujourd'hui sereinement les premiers enseignements de deux mois d'intenses navigations, en course et au contact d'une concurrence déjà bien en jambes.
"Nous effectuons une vérification générale du bateau, afin de voir en ses zones névralgiques, comment il a encaissé ses premiers 1 000 milles de course" explique le skipper de Groupe Sefico. "Les principaux soucis, au niveau du  mâte et des puits de dérive sont à présent corrigés, et nous sommes satisfaits de l'état de la structure du bateau." Sur le plan sportif, Stan, avec la réserve qui lui est propre, masque mal sa satisfaction ; "Oui, le bateau est bon… mieux.. il est super…"  De ses découvertes, il ne souhaite rien laisser filtrer, et travaille déjà à l'optimisation de certains secteurs névralgiques. "Nous modifions nos dérives, et travaillons sur "quelques surprises"…  S'il s'amuse de cette énigmatique pirouette, Maslard demeure très lucide sur le potentiel de son projet ; "Il ne faut pas casser, c'est là le credo" souligne t'il. "Nous disposons de moins de temps que nos concurrents pour nous assurer de la fiabilité de tous les secteurs sensibles du bateau, c 'est pourquoi cette mise en chantier est primordiale. Sur l'eau, et en performance pure, je crois en revanche que nous pouvons rivaliser avec les meilleurs."

Groupe Sefico entre ainsi dans sa configuration définitive, celle de la grande traversée vers les Antilles. De nombreuses navigations de validation sont au programme du mois de septembre, pour un Stan Maslard décomplexé, bien  décider à donner sans pression le meilleur de lui-même.

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